Le troupeau autogere

Convivialité, autonomie, hospitalité, écologie
| Index | Historique | Contributeurs |
Commentaires
Vous n'êtes pas autorisé à commenter cette page.
Rechercher dans le site
 

Simplicité volontaire


ForumDiscussionsMessages
Charte d'adhésion à un groupe de simplicité volontaire
Ce texte invite chaque participant du groupe de pratique de Simplicité Volontaire à poser un engagement personnel. Pour préciser cet engagement, ce texte rappelle l’objectif du groupe de pratique de SV, fixe la durée de l’engagement, précise un certain nombre de règles de fonctionnement lors des réunions et définit une procédure d’entrée et de sortie du groupe.
Ce texte est inspiré des documents proposés par le Réseau Québécois de Simplicité Volontaire RQSV pour la création d’un groupe de pratique de SV.
00
2007-09-24 12:40:48 - Complications involontaires
Au démarrage de notre « groupe de simplicité volontaire », pas mal de difficultés sont apparues. Je ne me permettrais pas de prendre l’initiative d’en étaler ici la substance, par égard pour le degré de confidentialité éventuellement souhaité par chaque participant . Mais je propose d’ouvrir cet espace pour y laisser la possibilité à qui le voudra d’y laisser les traces de cette aventure qu’il ou elle consentira à confier au public. Ceci afin de faire profiter de cette riche expérience toute initiative similaire, et éventuellement d’aider à en tirer les leçons. La page Wiki évite, me semble-t-il le côté intrusif du courriel, mais aussi l’aspect direct et pressant de la conversation face à face : elle est là, disponible, accessible à quiconque désire partager des idées, du vécu. Elle est une terre d’accueil pour qui veut prendre le temps d’une réflexion relativement mûrie et durable.

Pour ma part (et pour déjà apporter une modeste pierre à l’édifice), même s’il y a de quoi se décourager et fortement douter, je crois que ces difficultés sont fondamentalement dépassables. Et ceci non pas en étant à proprement parler « surmontées » (comme on surmonte un obstacle), mais accueillies. Je ne pense pas que ce soit la démarche de simplicité volontaire en elle-même, ni même sa mise en oeuvre sous forme de groupe qui suscitent par nature ces complications. Si c’était le cas cette démarche s’embourberait effectivement dans des contradictions propres à nous y faire renoncer. J’ai plutôt le sentiment que la survenue de ces difficultés manifeste au grand jour l’état de complication dans lequel, malgré les apparences, nous avons été mis et élevés. Nous sommes devenus des êtres compliqués, notre vie a été compliquée, nous avons acquis l’habitude de vivre dans la complication ; et c’est précisément cet état de choses que les démarches que nous avons entreprises s’efforcent de dépasser.

En apparence, tout est simple dans le monde où nous sommes nés : il suffit d’être bien sages, de bien travailler à l’école, pour avoir un bon diplôme, puis une bonne « place », pour gagner beaucoup d’argent et acheter tout ce que l’on voudra. Mais derrière cette simplicité apparente, se cache toute une machinerie complexe, tout un appareil de production, d’administration, d’exploitation, de façonnement des désirs et des mentalités qui complique grandement une vie qui pourrait être infiniment plus simple. N’est-ce pas de cela que nous avons l’intuition ? Pour pouvoir nous insérer, donc, dans cette machinerie, nous sommes devenus des êtres compliqués, et c’est cela, à mon sens, qui se révèle dès que nous essayons de mettre en place « autre chose », ou simplement de sortir de cette logique de la complication. Nous guérir prendra du temps.

Loin de nous décourager, donc, je pense que le constat de cette complication ne peut que nous motiver à aller de l’avant, justement afin d’un jour pouvoir dire que nous sommes sortis de cet état de complication, que nous l’avons dépassé. En fait, il indique précisément ce avec quoi nous désirons rompre, et nous confirme que nous faisons bougrement bien de tenter de quitter ces dispositions génératrices d’insatisfaction, voire de souffrance.

Il serait salutaire de l’admettre : oui, nous sommes devenus compliqués. Et ce n’est pas du jour au lendemain que ce long travail de l’histoire et de certaines entreprises humaines à grande échelle sera anihilé. Rions-en plutôt et vivons nous à fond comme êtres compliqués, jusqu’à pousser à l’absurde cette situation, jusqu’au point où elle se défera d’elle-même.

Nous avons vécu récemment une pareille situation à la Démarche de l’après-croissance, lors d’un cercle de parole. La discussion sur l’organisation ou la non-organisation enflait, enflait jusqu’à ce qu’elle retombe lorsque quelqu’un fit remarquer qu’en fait, il n’y avait pas de problème. Ce qui n’empêcha pas l’inflation parolière de reprendre de plus belle par la suite, mais cette fois sans dramatisation ; c’était devenu presque un jeu.

L’après-croissance, c’est à mon sens l’après-complication. Ce qui croît avec le résultat financier de l’activité économique entendue comme commerce, c’est la complication de la vie des humains, de leurs désirs, afin de leur faire produire puis consommer un maximum de gadgets superflus. Situation fondamentalement inconfortable avec laquelle nous désirons, je suppose, en finir.

Le véritable danger, me semble-t-il, c’est la complication qui se cache et qui se fait passer pour simplicité. Tous les gadgets que le monde marchand essaie de nous faire acheter sont prétendus nous « rendre la vie plus facile », c’est là l’argument de vente le plus courant. Pourtant, la mise en oeuvre de tels équipements implique la mise en place de chaînes complexes où chaque maillon est censé générer du profit. Pour pouvoir les acquérir, nous devons nous-mêmes nous insérer dans de tels enchaînements sur lesquels nous n’avons aucune prise, et nous soumettre à la logique intriquée de la machine, laquelle nous échappe. Mettre au jour cette intrication en ce qu’elle a contaminé les plus anodins de nos gestes, afin de faire ressortir à la fois son ampleur et son absurdité, ne peut donc que servir la lente conversion de notre existence dans le sens de la simplicité. Ceci à condition que nous perdions ce réflexe de systématiquement nier ou de masquer toute apparence de complication, ou, pire, d’en faire porter le chapeau à l’individu.
= votre amibe

2007-10-27 18:32:28 - Mes objections d'ex-participant
Diverses complications, non nécessairement surmontables à mon sens car dépendant du groupe auquel on a affaire, peuvent empêcher que tous les membres du groupe initialement formé y trouvent leur compte : c'est d'ailleurs ce qui a motivé mon retrait du groupe auquel je participais, au bout de 4 réunions préparatoires... soit juste avant qu'il ne s'engage dans les réunions à thème qui venaient d'être planifiées.
Ce sont ces complications que j'ai rencontrées que je souhaite partager afin que, peut-être, d'autres personnes désireuses d'entrer dans ce type de groupe puissent être conscientes, dès le départ de l'aventure, de l'éventualité de tels écueils et les éviter, le cas échéant.
Ainsi, rétrospectivement, 2 aspects me semblent poser problème dans la constitution de groupes de Simplicité Volontaire :

1) Le premier concerne le manque d'écoute des divergences de nature polémique entre les membres du groupe, et de prise de temps nécessaire pour examiner sérieusement la viabilité du groupe hétérogène que nous formions.
Les modalités d'organisation d'un groupe sont par nature d'autant plus sujettes à polémiques que le groupe est « hétérogène », c'est-à-dire que les membres ont des approches et/ou des origines très diverses. Ainsi, cette hétérogénéité constitue à la fois une richesse de points de vue, mais aussi une grande difficulté pour aboutir à un réel consensus.
Les divergences sont ainsi nées durant la phase préparatoire où nous nous réunissions en vue de régler les modalités organisationnelles du groupe.
Sans entrer trop dans les détails, ces divergences portaient notamment sur les questions d'ouverture/fermeture du groupe, d'impossibilité structurelle de faire part de ses objections, de contenu de la charte et, enfin, de sens conféré à l'appellation « groupe de SV » (en ce compris le copiage religieux, non critique, du concept québécois) :

- Pour ce qui est de la dernière question, je renvoie au point 2 (le second aspect problématique que je développe).
- En ce qui concerne la question d'ouverture/fermeture, je considère pour ma part qu'une ouverture minimale à l'égard de nouvelles venues (candidats membres) aurait dû être maintenue : elle consiste en l'acceptation de toute personne à la recherche d'un groupe dans la même localité que la nôtre, pourvu qu'elle ait pris au préalable connaissance de la charte et adhéré à celle-ci... et ce, même si le prix à payer de l'augmentation de taille du groupe devait conduire à sa scission ! C'est en effet une question de cohérence élémentaire avec les notions de convivialité et d'équité qui me semblent faire partie de la démarche de SV. Ce n'est pas l'option qui a été retenue par le « centre de masse » de notre groupe, ce que je déplore.
- Le « musellement structurel » : lorsque des divergences sont apparues au fil des réunions préparatoires, il s'est avéré extrêmement difficile, voire impossible, de revenir sur les points sensibles.
La situation a en effet très vite glissé dans l'absurde dès qu'il s'est agi pour moi de faire part de mes objections sur ce qui avait été évoqué à la réunion qui venait d'avoir lieu. Ces objections ne peuvent que difficilement naître au moment même de la réunion car, pour qu'elles aient quelque profondeur, cela nécessite un temps de réflexion. D'où ma volonté d'alors de faire part de ma réflexion par l'envoi d'un courriel adressé aux membres du groupe : plusieurs membres ont été peu réceptifs au mode écrit de partage d'idées ou d'états d'âme, préférant la « spontanéité d'une prise de parole au sein du groupe » pour évoquer des objections (je suis sceptique, car la profondeur des propos en prend un sérieux coup). Soit, mais alors comment trouver ce temps de parole alors que venait d'être fixée ou planifiée toute une série de dates de réunion à thème (voir d'ailleurs le paragraphe sous-jacent à propos de l'élaboration de la charte, qui soulève exactement le même problème) ?
La décision de figer les dates ainsi que ce que l'on ferait au cours de ces réunions témoigne d'ailleurs à mon sens de ce que le groupe, mal assorti ou immature, prenait de mauvaises décisions collectives (quasi à l'issue de chaque réunion) et était en proie à l'improvisation liée à cette volonté majoritaire - que je ne partage pas - de tout vouloir régler « en réunions », c'est-à-dire par l'oralité des débats.
A noter que si la présente page Wiki, ouverte notamment pour faire part de ses réflexions sans les imposer à autrui, est tout à fait utile pour les personnes extérieures, elle ne répond pas pour autant au problème évoqué puisque mes réflexions portant aussi sur le fonctionnement de notre groupe devaient dès lors intéresser et être abordées avec tous les membres de ce groupe.
Cela n'a pas pu être le cas car, précisément, j'ai en fait l'intime conviction que mes réflexions ou objections étaient tout simplement trop dérangeantes : elles dénotent avec cette espèce de fausse « ambiance paradisiaque » que j'ai pu constater lors de réunions où « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » entre adeptes de la SV.
Alors que dans ma conception des choses, les adeptes de la SV sont tout autant des êtres humains que les autres, avec leurs qualités et, surtout, leurs défauts. D'ailleurs, le mot « liens » du slogan « Moins de biens, plus de liens », je le comprends beaucoup plus en tant que souci de relation avec autrui, quel qu'il soit ! (c'est cela, le véritable enjeu), et non pas, comme j'ai pu le lire récemment, en tant que « recherche de relations privilégiées entre adeptes du groupe de SV » : c'est là que l'on peut constater à quel point le glissement dans la filière sectaire est aisé. C'est d'ailleurs non sans une certaine malice, je l'avoue, que j'use et abuse du terme « adeptes ».
- Le bon sens aurait voulu que nous démarrions le groupe par l'élaboration d'une charte (voir précisions au point 2). Or l'idée d'y recourir venait à peine d'être envisagée, au bout seulement de la 5ème réunion, que la planification des prochaines réunions - toutes prévues « à thèmes » - effectuée lors de cette réunion empêchait selon moi son élaboration durant toute cette période planifiée. Ce qui aboutit encore à une situation absurde. En effet, le côté polémique du processus d'élaboration d'une charte qui serait propre au groupe se marie mal avec les réunions de partage à thème où tout jugement (ou polémique) est malvenu, de sorte qu'une telle élaboration ne pouvait pas se faire durant une partie du temps de ces réunions.
Polémique qui serait de toute façon advenue car j'aurais souhaité revoir de nombreux points de la charpente que constitue la « charte pompée tout droit du Québec » et il est vraisemblable à mes yeux que cela aurait pris du temps pour que l'on puisse s'accorder sur une charte finalisée... quitte à ce que cela aboutisse à une impasse, ou plutôt au constat de la nécessité d'une scission du groupe en 2 plus homogènes. Mais, au moins, les choses auraient été clarifiées...
Au lieu de cela, j'ai ressenti le souhait de certains « d'avancer » (avec les réunions à thème) et d'occulter les divergences évoquées pour ce faire : il n'y avait tout simplement plus d'espace disponible pour que je puisse faire part de mes réticences et qu'on en discute. J'en ai tiré les conclusions qui s'imposaient et me suis retiré du groupe dans le non-dit implicitement souhaité par ce dernier (c'est-à-dire sans clarification préalable) ; aucun de ceux qui avaient les idées les plus éloignées des miennes n'a d'ailleurs émis l'envie d'en savoir davantage sur les raisons de mon départ.
La seule chose que je regrette un peu, ce n'est donc pas le retrait ou une scission éventuelle du groupe (ce qui n'est pas grave du tout), mais plutôt que les choses n'aient pu être dites.
Il est évident en effet que cela ne remet nullement en question la démarche de SV ; aucun groupe n'étant indispensable pour progresser. De plus, une expérience de groupe qui n'aboutit pas, permet de toute façon des rencontres enrichissantes (même et peut-être surtout avec les personnes aux points de vue éloignés) et d'évoluer.

2) Le second aspect porte sur le sens détourné et ambigu qui est généralement attribué à « groupe de Simplicité Volontaire ».
Il paraît que, à l'image de ce qui se fait au Québec, les groupes de Simplicité Volontaire auraient pour vocation première de constituer des groupes de soutien entre leurs membres lors des réunions de partage. Je tiens à souligner que cet éclairage par un "ancien" ne m'a été apporté que sur le tard : après mon retrait volontaire !
Moi, je veux bien. Mais alors, cela signifie que l'appellation « groupe de SV » par les adeptes québécois de la SV est tout simplement inadaptée et non conforme à leurs pratiques véritables... qui ne correspondent en réalité qu'à un sens très réducteur de ce que l'on devrait entendre par « groupe de SV ».
En effet, il me semble tellement évident que « un groupe de SV n'est ni plus (et surtout) ni moins qu'un groupe constitué de personnes intéressées et concernées par la SV (qui, par la force des choses, ont déjà une certaine pratique individuelle) souhaitant échanger entre eux sur la question pour toute une série de raisons » : c'est donc beaucoup plus qu'un simple groupe de soutien !
Le plus curieux dans tout cela, c'est qu'il semble que l'on se soit contenté de copier le concept québécois de « SV et sa notion de groupe » en Wallonie tout d'abord, et à Bruxelles ensuite, sans s'interroger le moins du monde quant à son bien-fondé : on a dû constater que cela semble fonctionner au Québec, du coup on l'applique « religieusement » par l'horrible pratique d'un « copier-coller » dépourvu de sens critique.
Car cela me semble hautement critiquable, en effet, et n'est pas sans conséquences :

- Tout d'abord, en reprenant chez nous l'appellation « groupe de SV » ainsi que la pratique qui lui est associée au Québec, on trompe les gens (membres potentiels ou nouveaux membres) - comme j'estime l'avoir été - quant à la nature réelle des échanges recherchés lors des réunions de partage. Je propose dès lors, pour lever toute ambiguïté, que les groupes qui actuellement se disent « de SV » en Belgique se renomment plus judicieusement « groupes de soutien en SV » si, comme je le comprends, ils mettent l'accent sur le soutien et le réconfort de leurs membres lors de tels partages.
Cela afin de laisser la possibilité à de véritables groupes de SV d'éclore !
- Cette notion réductrice de « soutien » me semble préjudiciable et loin d'être anodine car cela signifie que les membres de tels groupes vont insister sur (voire étaler en long et en large) leurs « moins », qu'ils souhaitent chacun voir évoluer en « plus », pour « avancer » dans leur pratique quotidienne de SV. Tant mieux si « c'est leur truc » et « grand bien leur fasse » ! Mais, moi, je suis beaucoup plus intéressé par les « plus » que les uns et les autres auraient à partager aux membres du groupe ; cela me semble autrement plus profitable sans qu'il y ait le risque d'utiliser les membres à qui l'on s'adresse comme une béquille (emplâtre sur une jambe de bois) pour soi-disant avancer (et en fait aller trop loin).
D'ailleurs, aux personnes exposant leurs « moins » dans l'espoir qu'on les aide à s'améliorer, ma réponse sera toujours la même quel que soit le « moins » : si cela vous semble si pénible de transformer ce que vous considérez être « moins » en « plus », mais restez seulement, et vivez, avec votre « moins »... et sans culpabiliser, bon sang !! Inutile de se torturer pour vivre la SV de façon malheureuse. Il ne faut, en effet, jamais perdre de vue que nous avons pour la plupart vécu dans un environnement et une culture qui sont à mille lieues de la démarche de SV, et que se déconditionner prend du temps. Nous devons dès lors, au contraire, être positifs et surtout nous féliciter de ce que nous ayons d'ores et déjà réussi à entreprendre une démarche de SV malgré toutes les résistances culturelles et idéologiques dans lesquelles nous avons baigné depuis notre enfance ! C'est déjà en soi un véritable petit miracle. Voilà pourquoi ce type de déballage me révulse, m'ennuie et m'agace prodigieusement. Maintenant, rien n'empêche cependant d'évoquer lucidement, tel un simple constat, certains de nos « moins » en plus de nos « plus », mais sans attendre des autres qu'ils apportent des solutions.
- Le « copier-coller » évoqué va jusque dans le contenu de la charte proposée (qui me paraît soit bien trop longue soit, au contraire, bien trop imprécise au sujet des modalités organisationnelles, mais certainement inapplicable telle que formulée car sujette à toutes les interprétations) et même dans la nature des documents parfois proposés par l'animateur du jour (pourtant de bonne foi et tout à fait bienveillant ; là n'est pas la question), se voulant « utiles » (cfr charte), en vue d'une préparation du thème convenu pour la prochaine réunion.
Ainsi, quelle ne fût pas ma surprise de recevoir un tel document pour un thème sur la gestion du temps : ce document n'était pas seulement un simple rappel sur la problématique, mais invitait carrément ses lecteurs (membres du groupe) à élaborer un tableau en 2 colonnes ; la première devant contenir la succession d'éléments qui constituent en moyenne le déroulement d'une de nos journées « typiques » de notre mode de vie et la seconde, en regard de la première, devant contenir la succession d'éléments que nous jugerions caractéristique d'une gestion « idéale » de notre temps. Un tel procédé n'a rien d'anodin : il induit insidieusement auprès de ses lecteurs une façon homogène et stéréotypée d'aborder le thème lors de la réunion, en incitant - comme par hasard - à mettre en évidence d'une façon scolaire ses « moins » (première colonne) en regard des « plus » que l'on n'a pas (colonne « idéale »). Quid de la spontanéité qui aurait pu (et dû) émerger en chacun des membres sur la façon, personnelle, d'aborder le thème ? Spontanéité qui est annihilée par ce procédé qui a pour effet de confiner le champ de la pensée et d'altérer gravement la richesse des interventions que l'on aurait été en droit d'attendre. Ce fait a été largement suffisant pour avoir ôté en moi toute envie d'assister à la réunion ; ce qui a été aussi l'occasion de consommer ma rupture avec le groupe (en termes de démarche collective de groupe de SV).
De plus, l'explication de la forme particulière du document m'est venue de l'animateur lui-même : il s'agit d'un document émanant du réseau québécois de SV ! Cela illustre encore le réflexe d'addiction « copier-coller » que je déplore en Belgique, et renforce l'idée que l'objectif principal d'un tel réseau est bien le soutien des membres qui exposent leurs « moins » lors de réunions de partage.

Si copier ou reproduire est inhérent à certains processus d'apprentissage chez les Hominidés et, plus particulièrement durant l'enfance, chez l'Homme, cela devient contreproductif au sein des populations ado et adultes de ce dernier, où l'on se met surtout (hélas!) à copier les « bêtises » d'autrui (les phénomènes de mode en tous genres, les conflits,...).
Ne pas copier. Non. Tout au plus, s'inspirer et, surtout, penser, expérimenter, découvrir et vérifier par soi-même avant d'appliquer quoi que ce soit !
= votre amibe

Vous n'êtes pas autorisé à commenter cette page.