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Modifier et étoffer cette page est volontairement simple, grâce à Simon. Il suffit de se créer un identifiant en allant dans "Participer", de s'identifier, puis de chipoter avec les icônes (le dossier jaune -> "modifier la page") et d'écrire. Créer une page est enfantin: après ".org/" dans l'adresse, substituer le titre de la page par un autre, sans accents ni espaces (par exemple: http://www.biocarburants.org/RecettesDeConfitures et d'appuyer sur la touche Retour (Enter), la nouvelle page s'ouvre immédiatement. Cliquer sur "modifier la page", mettre le "Titre alternatif": c'est celui qui apparaîtra, et écrire. Bref, comme dans toute démarche de simplicité volontaire, il s'agit de se lancer, d'essayer, de chipoter à son rythme et, surtout, de prendre le temps... On est toujours surpris de la rapidité de la progression.
En groupe?
Complications involontaires
Au démarrage de notre « groupe de simplicité volontaire », pas mal de difficultés sont apparues. Je ne me permettrais pas de prendre l’initiative d’en étaler ici la substance, par égard pour le degré de confidentialité éventuellement souhaité par chaque participant . Mais je propose d’ouvrir cet espace pour y laisser la possibilité à qui le voudra d’y laisser les traces de cette aventure qu’il ou elle consentira à confier au public. Ceci afin de faire profiter de cette riche expérience toute initiative similaire, et éventuellement d’aider à en tirer les leçons. La page Wiki évite, me semble-t-il le côté intrusif du courriel, mais aussi l’aspect direct et pressant de la conversation face à face : elle est là, disponible, accessible à quiconque désire partager des idées, du vécu. Elle est une terre d’accueil pour qui veut prendre le temps d’une réflexion relativement mûrie et durable.
Pour ma part (et pour déjà apporter une modeste pierre à l’édifice), même s’il y a de quoi se décourager et fortement douter, je crois que ces difficultés sont fondamentalement dépassables. Et ceci non pas en étant à proprement parler « surmontées » (comme on surmonte un obstacle), mais
accueillies. Je ne pense pas que ce soit la démarche de simplicité volontaire en elle-même, ni même sa mise en oeuvre sous forme de groupe qui suscitent par nature ces complications. Si c’était le cas cette démarche s’embourberait effectivement dans des contradictions propres à nous y faire renoncer. J’ai plutôt le sentiment que la survenue de ces difficultés manifeste au grand jour l’état de complication dans lequel, malgré les apparences, nous avons été mis et élevés. Nous sommes devenus des êtres compliqués, notre vie a été compliquée, nous avons acquis l’habitude de vivre dans la complication ; et c’est précisément cet état de choses que les démarches que nous avons entreprises s’efforcent de dépasser.
En apparence, tout est simple dans le monde où nous sommes nés : il suffit d’être bien sages, de bien travailler à l’école, pour avoir un bon diplôme, puis une bonne « place », pour gagner beaucoup d’argent et acheter tout ce que l’on voudra. Mais derrière cette simplicité apparente, se cache toute une machinerie complexe, tout un appareil de production, d’administration, d’exploitation, de façonnement des désirs et des mentalités qui complique grandement une vie qui pourrait être infiniment plus simple. N’est-ce pas de cela que nous avons l’intuition ? Pour pouvoir nous insérer, donc, dans cette machinerie, nous sommes devenus des êtres compliqués, et c’est cela, à mon sens, qui se révèle dès que nous essayons de mettre en place « autre chose », ou simplement de sortir de cette logique de la complication. Nous guérir prendra du temps.
Loin de nous décourager, donc, je pense que le constat de cette complication ne peut que nous motiver à aller de l’avant, justement afin d’un jour pouvoir dire que nous sommes sortis de cet état de complication, que nous l’avons dépassé. En fait, il indique précisément ce avec quoi nous désirons rompre, et nous confirme que nous faisons bougrement bien de tenter de quitter ces dispositions génératrices d’insatisfaction, voire de souffrance.
Il serait salutaire de l’admettre : oui, nous sommes devenus compliqués. Et ce n’est pas du jour au lendemain que ce long travail de l’histoire et de certaines entreprises humaines à grande échelle sera anihilé. Rions-en plutôt et vivons nous à fond comme êtres compliqués, jusqu’à pousser à l’absurde cette situation, jusqu’au point où elle se défera d’elle-même.
Nous avons vécu récemment une pareille situation à la
Démarche de l’après-croissance, lors d’un cercle de parole. La discussion sur l’organisation ou la non-organisation enflait, enflait jusqu’à ce qu’elle retombe lorsque quelqu’un fit remarquer qu’en fait, il n’y avait pas de problème. Ce qui n’empêcha pas l’inflation parolière de reprendre de plus belle par la suite, mais cette fois sans dramatisation ; c’était devenu presque un jeu.
L’après-croissance, c’est à mon sens l’après-complication. Ce qui croît avec le résultat financier de l’activité économique entendue comme commerce, c’est la complication de la vie des humains, de leurs désirs, afin de leur faire produire puis consommer un maximum de gadgets superflus. Situation fondamentalement inconfortable avec laquelle nous désirons, je suppose, en finir.
Le véritable danger, me semble-t-il, c’est la complication
qui se cache et qui se fait passer pour simplicité. Tous les gadgets que le monde marchand essaie de nous faire acheter sont prétendus nous « rendre la vie plus facile », c’est là l’argument de vente le plus courant. Pourtant, la mise en oeuvre de tels équipements implique la mise en place de chaînes complexes où chaque maillon est censé générer du profit. Pour pouvoir les acquérir, nous devons nous-mêmes nous insérer dans de tels enchaînements sur lesquels nous n’avons aucune prise, et nous soumettre à la logique intriquée de la machine, laquelle nous échappe. Mettre au jour cette intrication en ce qu’elle a contaminé les plus anodins de nos gestes, afin de faire ressortir à la fois son ampleur et son absurdité, ne peut donc que servir la lente conversion de notre existence dans le sens de la simplicité. Ceci à condition que nous perdions ce réflexe de systématiquement nier ou de masquer toute apparence de complication, ou, pire, d’en faire porter le chapeau à l’individu.
Charte d'adhésion à un groupe de simplicité volontaire
Simplicité Volontaire - Les Amis de la Terre
Groupe de simplicité volontaire de ..................
TEXTE D’ENGAGEMENT PERSONNEL DES MEMBRES :
période : du ……………… au …………………
Ce texte invite chaque participant du groupe de pratique de Simplicité Volontaire à poser un engagement personnel. Pour préciser cet engagement, ce texte rappelle l’objectif du groupe de pratique de SV, fixe la durée de l’engagement, précise un certain nombre de règles de fonctionnement lors des réunions et définit une procédure d’entrée et de sortie du groupe.
Ce texte est inspiré des documents proposés par le Réseau Québécois de Simplicité Volontaire RQSV pour la création d’un groupe de pratique de SV.
1. Objectif. L’objectif principal et fondateur du groupe de pratique de la Simplicité Volontaire SV est d’aider chacun(E) à progresser sur le chemin de la SV. Les discussions et les partages d’expérience doivent permettre à chacun(E) de prendre les initiatives nécessaires pour changer concrètement son mode de vie afin de simplifier sa vie, pour vivre mieux.
2. Attitude personnelle en réunion. Afin de permettre les échanges les plus riches et les plus sincères lors des discussions, des partages d’expériences ou d’idées, je m’engage :
- à faire preuve de la discrétion nécessaire et à ne pas diffuser hors du groupe les informations personnelles mises en commun ;
- à manifester en permanence une attitude de non jugement (« c’est pas bien, c’est une erreur » sont des expressions à bannir) lors des partages d’expérience personnelle ;
- à soutenir les autres membres dans leurs réflexions, dans leurs engagements.
3. Participation aux réunions. Afin de faciliter l’évolution du groupe, je m’engage à participer, dans la mesure du possible, à toutes les réunions ; la date sera toujours décidée au plus tard lors de la réunion précédente.
4. Entrée dans le groupe. Si une personne souhaite entrer dans le groupe existant – un(E) candidat(E) - elle doit s’adresser à un membre du groupe et lui expliquer ses motivations. Ce membre du groupe lui remettra tout d’abord une copie de ce texte d’engagement puis après accord du (de la) candidat(E), il présentera cette demande d’entrée dès que possible lors d’une réunion du groupe. L’accord de l’ensemble des membres du groupe de pratique est nécessaire pour accepter un(E) candidat(E). Dans ce cas, il est souhaitable qu’une personne du groupe – appelée le parrain, la marraine – se propose pour informer plus complètement le(A) candidat(E) sur les règles de fonctionnement du groupe et fasse une synthèse des différents thèmes déjà abordés par le groupe. Si le groupe estime que l’arrivée d’un nouveau candidat risque de nuire à la bonne évolution du groupe, l’entrée du candidat peut-être retardée, voire refusée sans que les qualités humaines du (de la) candidat(E) ou ses motivations soient mises en cause. Le groupe devrait alors pouvoir proposer au (à la) candidat(E) de contacter un autre groupe de pratique géographiquement proche.
5. Invitation d’une personne externe. Un groupe de SV peut accueillir ponctuellement une personne externe – un(E) invité(E) - à une réunion, en tout ou partie, pour témoigner de son expérience sur le thème de la soirée. Cette décision exige l’accord de tous les membres présents à la réunion à laquelle est discutée cette demande. Cet invité doit s’engager à respecter les points 2. et 7. de la présente charte.
6. Sortie du groupe. Si je décide de ne plus participer au groupe, je m’engage à présenter les raisons de mon choix soit oralement lors d’une réunion, soit par une lettre adressée à un membre du groupe qui la lira lors de la réunion suivante. Cet engagement est destiné à éviter tout malentendu au sein du groupe quant aux raisons de mon départ.
7. Organisation des réunions. L’ordre du jour de chaque réunion est défini par consensus au plus tard lors de la réunion précédente. Cet ordre du jour est rappelé par l’animateur (trice) en début de réunion. Si un consensus existe, il peut être modifié en tout ou partie lors de la réunion.
Le rôle de l’animateur (trice) est essentiellement :
- d’assurer à chaque membre un temps de parole équitable pour lui permettre d’exprimer ses idées, son expérience personnelle, ses engagements. L’usage du « bâton de parole » est recommandé au moins lors des premières réunions.
- de maintenir les discussions autour du thème choisi en respectant l’horaire fixé.
- de prévenir tout conflit entre les membres du groupe. Il (Elle) veillera particulièrement à faire respecter une attitude de non jugement par tous les membres.
- d’envoyer à tous les membres du groupe, avant la réunion, les documents utiles pour la préparation du(es) thème(s) choisi(s).
Je m’engage à respecter les remarques de l’animateur(trice) pendant les réunions.
Le groupe est invité à choisir un(e) secrétaire lors de chaque réunion. A tout moment, à la demande de l’animateur(trice) ou d’un(e) membre du groupe, il pourra faire une synthèse des éléments déjà présentés lors de la discussion. Ses notes de réunion peuvent servir de base à la rédaction d’un compte-rendu à usage interne.
8. Invitation aux réunions. Si la réunion se tient chez un des membres du groupe, l’hôte(SSE) veillera à recevoir le groupe en toute « simplicité ». L’hôte(SSE) rappellera aux membres du groupe la date et l’heure de rencontre dans les jours qui précèdent. Si la réunion se fait dans une salle « publique », un(E) hôte(SSE) sera également désigné(E) pour veiller à la logistique nécessaire et lancer un petit rappel en temps voulu.
Cet engagement personnel est pris soit lors de la création du groupe (après la première réunion) par chacun des membres « fondateur » soit pour les nouveaux membres lors de leur première réunion avec le groupe. Ce document est conservé soit par le signataire soit, si un consensus existe, dans le dossier « mémoire » du groupe.
Nom : ………………………………….. Prénom : ………………………………………
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Courriel : ……………………………………………………………….