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Thèmes
La gestion du temps
Le désencombrement matériel
L'hospitalité
L'éco-consommation
L'électricité : Partage d'expériences
Expérience 1
L'électricité constitue chez moi un poste de consommation où le chemin qui me reste à accomplir est encore long.
Cependant, outre le remplacement d'une seule ampoule à incandescence par une ampoule économique dans un endroit stratégique - la cuisine, très utilisée, dont l'éclairage permet aussi un faible éclairage de mon living (insuffisant pour y lire) - je souhaite surtout
partager le mystère d'une petite expérience vécue, initiée par une coïncidence d'événements déclencheurs de l'imagination d'une solution globale pour l'éclairage du living.
Cela faisait depuis longtemps que je n'avais plus nettoyé les vitres de mon living, côté façade de mon appartement, lorsque je décidai, l'automne dernier, de mettre fin à cette situation : le plaisir que procure la transparence retrouvée des vitres me donna l'envie de laisser une portion de leur surface non recouverte par les voiles.
Cette situation nouvelle a été maintenue pendant des mois, alors qu'entre-temps un autre événement eut lieu : la partie « ampoule destinée à la lecture » de la lampe halogène du living (dont la source lumineuse principale, d'ambiance, n'était déjà quasi plus utilisée car substituée par l'éclairage plus économe de la cuisine) a fini par rendre l'âme... C'était apparemment la saison puisque mon percolateur venait de faire de même (court-circuit).
Assez curieusement, ces deux morts technologiques ont
suscité en moi un mécontentement ayant abouti à une décision similaire : le refus de remplacement du matériel endommagé.
Pour ce qui concerne le perco, il était encore possible de lui donner une seconde vie en faisant préalablement bouillir l'eau sur la cuisinière à gaz ; ce que je fais depuis lors.
Ma résistance à la logique de remplacement de l'ampoule grillée, quant à elle, me plaça momentanément dans la situation inconfortable où, l'obscurité hivernale venant de plus en plus tôt, je lisais à chaque fois quelques minutes supplémentaires dans la pénombre que permettait encore la part, non recouverte par les voiles, des vitres nouvellement redevenues translucides.
Cette situation ne pouvait plus durer en tant que telle puisque cette épreuve de la pénombre n'était pas idéale pour mes yeux. C'est alors que
l'association d'idées « lecture - pénombre - vitre non voilée - partie du mur mitoyen du living éclairée par l'éclairage public »
suscita ma curiosité : que se passe-t-il si, alors que la nuit tombe, je rapproche mon fauteuil de la baie vitrée, dégage encore davantage le voilage de cette dernière et me place dans le faisceau de l'éclairage public qui se projetait sur le mur ?
Et bien,
il se passe tout simplement un petit miracle :
l'éclairage public de ma rue est suffisant que pour me permettre de prolonger une lecture aisée !
Il résulte de tout ce qui précède que ma lampe halogène n'est plus qu'un objet, débranché, parmi d'autres, dont je n'exclus cependant pas l'utilisation exceptionnelle (éclairage d'ambiance au plus faible niveau) au cas où la réception d'invités le nécessiterait. Et cela, seule la volonté de refuser le gaspillage associé au remplacement successif de matériel l'a rendu possible. Par Christian S.
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L'eau : Partage d'expériences
Expérience 1
Une de mes expériences de réduction de consommation les plus abouties consiste en la manière dont j'utilise l'eau : j'en suis à ne plus consommer que 22 litres/jour en moyenne (année 2007) ; soit un peu plus de la moitié de la quantité nécessaire (40 l), ou décrétée comme telle lors du Sommet de la Terre à Rio en 1992, pour qu'un individu assure quotidiennement ses besoins vitaux (alimentaires, boisson comprise, hygiéniques et sanitaires). Cela signifie aussi que je consomme en eau, le cinquième de la consommation du Belge moyen, alors que j'utilise encore la chasse d'eau de mon WC, ne dispose pas de réservoir d'eau de pluie... et bois mon eau du robinet.
Comme je l'expliquerai plus bas, il ne s'agit aucunement d'une volonté de recherche de record, mais tout simplement de l'intégration et de l'application d'un mode de pensée qui diffère de celui ambiant dans notre société : le chiffre ne vient qu'après, bien en aval, en tant que conséquence ultime d'un processus de réflexion, venant confirmer que cette dernière faisait sens, un peu comme une cerise sur le gâteau. D'ailleurs, si « performance » il y avait, ce ne serait jamais qu'au sein du petit monde protégé des nantis industrialisés : que l'on songe par exemple au Kenya où le citoyen moyen doit se contenter d'environ 5 litres/jour...
Voici un compte-rendu des principales phases ou étapes de l'élaboration de ce mode, ainsi que de mes comportements qui en ont découlé.
Depuis des années, je n'éprouvais le besoin de nettoyer mon appartement que lorsque cela s'en faisait vraiment sentir (apparition de taches sucrées ou graisseuses empêchant le balayage aisé et routinier du sol) et non en appliquant un calendrier plus ou moins strict (toutes les 2 semaines, p.ex.) : il y avait déjà une absence totale de pratique de l'hygiénisme dont j'ai appris plus tard, avec satisfaction et soulagement (je n'étais donc peut-être pas si fou que cela), qu'elle favorise la sélection de populations bactériennes plus résistantes et virulentes.
Du temps où j'avais encore ma petite voiture, j'appliquais un des préceptes du prêt-à-penser écologique «
l'utilisation d'un seau d'eau pour la nettoyer de temps en temps » jusqu'au jour, survenu qu'un an (hélas !) avant que je décide de m'en séparer définitivement, où l'imagination et le refus de me conformer automatiquement aux schémas établis m'ont permis de comprendre que, dans un pays pluvieux comme le nôtre, il suffisait tout simpement d'attendre (dès que la saleté devenait trop apparente) la prochaine drache pour aller la nettoyer sous la pluie, sans se compliquer la vie avec des produits d'entretien : il pleut... vite je fonce mettre un anorak et prends le matériel de base (éponges, raclette).
Comme bien souvent dans ces cas-là,
lorsque l'on quitte les sentiers battus, on peut être très surpris du caractère jouissif de l'expérience au moment où on la vit : contre toute attente (ou idée reçue), c'est effectivement très agréable de nettoyer une voiture sous la pluie... probablement parce qu'il y a là le sentiment très puissant que, par cet acte libre sortant de l'ordinaire, on se retrouve plus en harmonie et en contact avec la nature que l'on écoute et à laquelle on prend la peine de s'adapter.
Mais c'est surtout l'observation des comportements de nos concitoyens (gens quittant le supermarché avec des bacs d'eaux en bouteilles ; professeur qui enseigne dans le domaine de l'environnement osant affirmer que « le fait d'avoir la possibilité de se laver 2 x par jour est un acquis (c.-à-d. un progrès) de la société occidentale » ; ...) qui a été une source de motivation et d'inspiration à penser, puis agir, différemment.
Un travail de fin d'études sur l'eau du robinet concurrencée en tant que boisson par les eaux embouteillées, dans lequel j'ai été amené à étudier les cycles naturel et anthropique de l'eau en Wallonie et à Bruxelles, m'a conforté dans l'idée que, contrairement à la réflexion de ce professeur, nos modes de consommation en eau sont tout bonnement indécents en regard des niveaux de consommation dans les pays du Sud : j'ai, à ce propos, gardé en mémoire le point de vue d'un Touareg (de passage en Occident) sur la question, évoqué dans un documentaire.
Depuis lors, ma perception de l'eau du robinet a complètement changé. Bien que l'ouverture du robinet permette à l'eau de couler à flots dans nos régions industrialisées, il s'agit surtout d'une illusion et il était devenu évident que c'est le Touareg qui avait tout à fait raison :
l'eau est un bien précieux qu'il convient d'utiliser comme tel, c'est-à-dire avec parcimonie, dans tous nos actes quotidiens, quel que soit le lieu où l'on se trouve.
C'est précisément l'adoption permanente de ce précepte, que j'ai fait mien, qui m'a permis d'arriver là où j'en suis en éco-consommation d'eau (je ne prétends pas pour autant rester toujours à ce niveau, étant conscient que des fluctuations surviennent et dépendent étroitement de notre situation personnelle qui elle-même évolue) ; non la recherche d'un quelconque défi, d'un record à battre ou d'un chiffre à atteindre.
Contrairement à une autre idée reçue,
cela ne demande pas d'efforts d'éco-consommer... à moins justement de vouloir appliquer une liste prémâchée d'actes d'éco-consommation sans réflexion propre, sans changer de lunettes (ou de mode de perception) !
Ainsi, le
principe des ablutions m'est apparu une évidence pour me laver : s'inspirer de pratiques de pays du Sud m'a permis à nouveau de sortir du sempiternel prêt-à-penser écologique qui veut que, pour se laver quotidiennement, «
il soit préférable de prendre une douche plutôt qu'un bain ».
Enfin, par rapport à mon niveau de consommation nettement en dessous du minimum préconisé à Rio, il pourrait
a priori légitimement être craint que des problèmes sanitaires et d'hygiène soient rencontrés par moi, compte tenu de la définition même de ce minimum. Si tel était le cas, on devrait s'attendre à ce que je tombe plus souvent malade : or, cela fait aussi depuis plus de 4 ans que je ne prends plus le moindre médicament (pas même de l'aspirine) et ne consulte plus de médecin.
Je terminerais en précisant que je ne sous-entends nullement que ce niveau de consommation soit celui qui devrait être adopté par tout le monde (tant mieux, bien sûr, si cela pouvait être le cas) ; je souhaite plus fondamentalement, par le partage de mon expérience et celui d'autres personnes, que
l'Occidental moyen en général, le Belge moyen en particulier, comprenne non seulement qu'il est tout à fait possible de réduire drastiquement son niveau de consommation - le niveau de 40 l/jr me semble tout à fait accessible, quelle que soit sa situation personnelle, et ne s'expose à aucune polémique - mais aussi que, contre toute attente, pourvu que cette réduction s'accompagne d'une réflexion, d'un changement de mode de pensée, cela ne demande pas d'effort particulier et devient au contraire une évidence qui se réalise dans une joie renouvelée d'imaginer des solutions, non stéréotypées, qui soient adaptées à sa situation propre. Il s'agit donc aussi d'une
invitation à l'expérimentation... nourriture de la pensée, qui sera elle-même génératrice d'une action originale prochaine.
Bien que cela ne concerne que partiellement la consommation d'eau, je voudrais encore ajouter que la lecture de bons livres et le visionnement de bons reportages ou documentaires, tels que celui où intervenait le Touareg évoqué,
permettent notamment d'éviter la pratique du tourisme et d'en supprimer le sentiment de nécessité, et concourent à l'initiation de nouveaux comportements. Ainsi, par ma pratique d'éco-consommation poussée en eau, en particulier celle des ablutions,
je me sens étroitement connecté avec les populations autochtones lointaines, telles que celle de Touareg, et n'éprouve dès lors pas le besoin d'aller les visiter comme on irait visiter un zoo, juste celui de bien leur foutre la paix et de voyager... dans mon imaginaire. D'une pierre, deux coups : la pratique d'un comportement d'éco-consommation peut en faire naître d'autres... sans le moindre effort, sans la moindre recherche d'autodiscipline. Par Christian S.
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Autour de la SV
dir
Ce texte invite chaque participant du groupe de pratique de Simplicité Volontaire à poser un engagement personnel. Pour préciser cet engagement, ce texte rappelle l’objectif du groupe de pratique de SV, fixe la durée de l’engagement, précise un certain nombre de règles de fonctionnement lors des réunions et définit une procédure d’entrée et de sortie du groupe.
Ce texte est inspiré des documents proposés par le Réseau Québécois de Simplicité Volontaire RQSV pour la création d’un groupe de pratique de SV.